Le Prince Noir de Dabo

 

 

 

Le Prince Noir de Dabo dans Légendes de Lorraine Le-Prince-noir-au-chateau-de-Dagsbourg-1-150x112En mars 1677, un seigneur rhénan, surnommé Prince Noir, s’empara du château- fort de Dagsbourg qui domine la ville. Il y dissimula le fruit de ses rapines. En particulier une bourse contenant des diamants et de l’argenterie dérobée au général de Créqui.

Le château fut pris et brûlé deux ans plus tard par les troupes de Louis XIV. Le Prince Noir fut arrêté et torturé, mais il révéla rien.

Longtemps après, un paysan affirma avoir reçu deux bœufs pour son aide apportée à deux étrangers, afin d’évacuer à dos de mulets des coffres au contenu mystérieux.

On dit pourtant que le trésor est toujours là, quelque part dans les souterrains du château, sous le rocher appelé « Tête de Mort », ou encore dans une grotte des gorges de Wundenthal.


Archive pour avril, 2012

Le trésor de Louis XVI

 

 Et si nous partions à la recherche du trésor de Louis XVI ? Encore une énigme non élucidée plus de deux siècles plus tard !

 

Le trésor de Louis XVI est-il à Stenay, Montmédy, Thonnelle, Marville ?
Ou bien ailleurs ? 

 

D’après « La Lorraine de l’étrange »

 

Le trésor de Louis XVI dans Légendes de Lorraine Louis-XVI-115x150Stenay : Le 20 juin 1791, la veille de sa fuite, Louis XVI s’était fait précédé de deux voitures. L’une transportait le trésor royal, et deux millions de livres en or et assignats de sa liste civile. L’autre emmenait Léonard, le perruquier de la reine, à qui elle avait confié ses diamants et un coffret de bijoux.

Après un crochet involontaire par Verdun, le coiffeur de Marie-Antoinette arriva, le 22 juin, en même temps que le trésor royal qui avait d’abord été dirigé sur Metz, à Stenay où le marqui de Bouillé avait établi son poste de commandement.

A partir de là, on ne sait trop ce qui se passa. Le trésor fut-il dissimulé sur place à l’annonce de l’arrestation de Varennes ? Ou Bouillé, en se repliant vers l’est, l’emmena-t-il jusqu’à la citadelle de Montmédy où Louis XVI devait faire étape au refuge d’Orval ?

Là, les moines auraient-ils caché le trésor ou l’auraient-ils acheminé ailleurs ?

 

Montmédy : Le général de Bouillé avait choisi, en juin 1791, la citadelle de Montmédy-Haut pour y cantonner quelques 10 000 hommes chargés de la sécurité de la famille royale.

Le roi devait gagner le refuge d’Orval par une porte dérobée donnant à l’arrière sur les caves. C’est là que vint se ranger la voiture de Léonard, perruquier de la reine, qui transportait ses diamants et un coffret à bijoux. Le lendemain, on retrouva l’officier de garde assassiné, et les moines prirent des mesures d’urgence pour sauver le trésor royal.

Selon certains, il repose toujours quelque part dans les galeries souterraines de la citadelle. Plus spécialement au fond d’un grand puits, profond de 82 mètres, que l’on finissait alors de percer pour atteindre une nappe phréatique. Pour d’autres, il aurait été divisé en deux parties. La cassette royale aurait été emmenée sur l’abbaye d’Orval par Thonnelle (Meuse), et les fonds de l’armée de l’Est évacués sur Arlon et Luxembourg par Montquintin ou Marville. Le refuge des moines d’Orval a été par la suite transformé en prison, et la porte, par laquelle le roi devait passer dans les caves, a été murée.

 

Thonnelle : Le château de Thonnelle, situé à la sortie de Montmédy, sur le chemin de l’abbaye d’Orval, aurait été préparé à la demande du marquis de Bouillé, pour servir de relais à Louis XVI, au cas où sa voiture n’aurait pas pu accèder à la citadelle.

On dit que le trésor royal, ou une partie, y aurait été caché. Le château de Thonnelles a été détruit de fond en comble et rasé, mais il reste la possibilité de la vieille église et de la cave qui dépendaient d’Orval.

 

Marville : On dit que le trésor du Roi aurait été transporté par les moines d’Orval de Montmédy au refuge que ces religieux avaient à Marville. Mais on ne sait plus exactement où se trouvait exactement ce refuge d’Orval.

Certains le situent rue des Prêtres, dans un immeuble appelé la « Maison Mathieu », d’autres le voient plutôt dans l’hôtel du « Chevalier Michel » qui possède d’étranges sculptures, peut-être alchimiques, bâti sur la place au coin opposé de l’église Saint-Nicolas.

 

 

 

 

Le champ de roches de Barbey-Seroux (88)

 

 

 

Le champ de roches de Barbey-Seroux (88) dans La Lorraine pittoresque Sentier-138x150Une petite promenade au champ de roches de Barbey-Seroux, où de solides chaussures de marche sont nécessaires, l’arrondi des roches accentuant les glissades, si le temps est humide.

Mais la balade vaut le détour. Vous pourrez profiter du calme et surtout du spectacle immobile. Le champ de roches coupe en effet la forêt en deux, et l’on peut marcher sur 7 à 8 mètres de hauteur de roches.

 

Je vous propose une description faite en 1907 dans les « Annales de la société d’émulation des Vosges ».

Située au sommet d’une montagne dénudée, à 2 kilomètres au sud-est de la mairie, au lieu-dit « La Grande Roche ». De ces roches, la vue s’étend sur toutes les régions avoisinantes : la vallée de la Vologne, Corcieux, les Arrentès, Vanémont, Granges, Laveline, Bruyères, etc…

Champ-de-roches-Barbey-Seroux-150x112 dans La Lorraine pittoresqueAmas gigantesque de blocs granitiques de toutes formes et dimensions, entassée pêle-mêle, sur 7 ou 8 mètres de hauteur, et sur une surface considérable.

Dans son « Coup d’œil sur le terrain erratique des Vosges », monsieur Hogard s’exprime ainsi au sujet de ces amas de roches : « Sur les hautes montagnes des Vosges, et tout près des sommités les plus élevées du Hohneck, des Ballons, etc., on rencontre des amas de blocs gisant, épars sur le sol. Ces massifs ont évidemment été déplacés, mais ils n’ont parcouru qu’une faible distance, à en juger non seulement par leurs angles et leurs surfaces, qui n’offrent pas de traces de frottement, mais encore parce qu’ils sont rapprochés des sommités où ils ont été arrachés. Enfin, ils ne proviennent pas de destruction de massif en saillie, de rochers qui se seraient délités, et dont les débris seraient tombés sur le sol… ».

M. Hogard, d’accord avec divers auteurs, estime que ces blocs, empâtés dans les glaces qui ont si longtemps recouvert le sommet de nos montagnes, ont été arrachés et transportés par elles, au moment des débâcles, sur les lieux où ils reposent aujourd’hui.

 

En 2012, ce champ est toujours une énigme pour les géologues. Une chose est sûre, cette énigme est venue du froid !

 

Petite promenade dans les rues de Verdun (5)

 

5ème promenade dans les rues de Verdun au début du XXe siècle.

 

D’après la monographie « Verdun promenade historique et pittoresque » — Edmond Pionnier – 1901

La rive droite de la Meuse – L’hôtel de ville – La place Marché

 

Petite promenade dans les rues de Verdun (5) dans La Meuse d'Antan Le-mess-des-officiers-150x92Sur la rive droite de la Meuse, au sortir du pont Chaussée, un édifice d’apparence luxueuse, dont la façade gaiement éclairée se mire coquettement dans les eaux du fleuve. C’est le mess militaire, construit entièrement sur pilotis entre 1891 et 1893, et dont la décoration intérieure ne manque pas d’élégance malgré sa simplicité.

Le-mess-des-officiers-et-la-Tour-Chaussée-150x94 dans La Meuse d'AntanTout le quai de la République, qui porte encore depuis 1891 la nouvelle caisse d’épargne, contraste étrangement par son modernisme avec les parois de bois qui surplombent l’autre rive. Derrière le mess, le moulin Couten, mélange singulier du présent et du passé, avec sa vieille tour poudrée de blanc, son léger pavillon de briques qui complète le puty, poterne Sainte-Croix, ou poterne Sainte-Hélène, parce qu’elle donnait sur un lavoir public, la fontaine Sainte-Hélène.

Cette poterne fortifiée se dresse telle qu’elle était il y a deux cents ans, adossée à une portion du vieux rempart dont les murailles garnies de meurtrières se poursuivent vers le Sud-Est jusqu’à la tour du Champ.

 

Moulin-saint-Airy-150x84Le bras du Moson, dit canal Saint-Airy, a toujours été confisqué par les moulins. Les moulins Couten s’appelaient Moulins-la-Ville, et les deux systèmes de roues employées uniquement à broyer le blé fonctionnaient dans la tour et le bâtiment adjacents. Un autre moulin, le Brocard, contigu aux précédents, était à cheval sur la sortie du canal des Minimes ou du Brachieul. L’un et l’autre appartenaient à la cité.

Le Brocard servait à quantité d’usages. En 1602, les armuriers recevaient le droit d’y installer une meule pour polir les armes. On y voyait, en outre, un pilon à écorces pour les tanneurs et la foulerie à draps de la corporation des drapiers qui ne chômait pas encore à la veille de la Révolution. Ces usines entravaient la circulation des bateaux qui descendaient le canal Saint-Airy. Pour parer à cet inconvénient, on perça des arcades aux Moulins-la-Ville, mais on exigea des redevances des bateliers.

A la fin du XVIIe siècle, la taxe était de deux francs par bateau, et pour ce prix, le meunier se chargeait lui-même de veiller au passage. Le 28 juin 1792, les Moulins-la-Ville et le Brocard étaient adjugés 54 500 livres.

 

Le Brachieul est coupé par le pont des Minimes, dont la rue conduit à l’église Saint-Sauveur, et au petit séminaire, autrefois couvent des Minimes.

C’était primitivement une abbaye où vécurent vers le XIIe siècle quarante dames de l’ordre de Sainte-Madeleine. Mais la décadence survint si rapide, qu’à la fin du XIVe siècle, on n’y trouvait qu’une religieuse nommée Marguerite. Ce monastère fut dès lors rattaché à l’abbaye de Saint-Airy jusqu’au jour où l’abbé Sarion abandonna à l’évêque Psaume, par traité passé en 1571, l’église et tout le monastère, pour les moines de Saint-François de Paule, vulgairement appelés Minimes. Les Minimes établis à Verdun en 1575, jansénistes ardents, se dispersèrent petit à petit. Ils étaient dix au moment de la fondation, neuf en 1608, huit en 1611, cinq en 1613, dix en 1641, six en 1775, et quand on ferma le couvent le 25 mai 1790, deux religieux, le supérieur et un frère convers jouissaient en paix des revenus qui en 1789 s’étaient montés à 2721 livres 12 sous 3 deniers, environ 6000 francs.

L’évêque Bousmard, successeur de Nicolas Psaume, avait posé le 4 octobre 1576 la première pierre d’un nouveau couvent. Rebâti presque entièrement en 1704, il fut mis aux enchères le 21 novembre 1791 en deux lots qui furent adjugés 11400 et 3700 livres. On le transforma en filature de coton rachetée l’an 1823 par M. d’Arbou qui en fit le petit séminaire. L’intérieur n’a été que peu modifié ainsi le cloître à quatre côtés, dont les arcades étaient cintrées sans ornement, et les cellules qui sont devenues des dortoirs.

Eglise-saint-Sauveur-150x95L’église, dédiée à saint François de Paule le 13 mars 1580, réédifiée en 1714 dans le style renaissance, reçut en 1716 les restes de l’évêque Bousmard qui furent déposés dans le chœur sous une tombe de marbre noir, replacée depuis à l’entrée. Restaurée en 1830, l’église que l’on nommait Saint-Sauveur depuis l’époque révolutionnaire, présente, outre le portail sans caractère, qui s’élève entre deux tours carrées, une galerie à balustrade qui règne autour des murs, à hauteur du premier étage.

 

Les-tanneries-150x93Ne quittons pas ce quartier sans rappeler les nombreux ateliers de tanneurs qui se succédaient à côté du Brocard, dont nous avons parlé précédemment, et qui bordaient le Brachieul ou canal des Minimes. Cette industrie était extrêmement lucrative et aussi florissante que celle de la draperie. Elle avait enrichi bon nombre de familles bourgeoises dans Verdun. Tous les ateliers s’étalaient sur la rive gauche dans la rue des Tanneries dont la physionomie n’a guère changé. En 1722, la tannerie, plus considérable à Verdun qu’à Metz, comptait au moins quarante ateliers administrés par vingt-quatre maîtres et trois jurés. En 1760, il n’y en avait plus que 12, et le nombre alla sans cesse en décroissant jusqu’au XIXe siècle.

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