Le cuveau des fées à Vioménil (88)

 

 

 

Petite promenade dans la forêt domaniale du ban d’Escles.

 

D’après les « Annales de la société d’émulation des Vosges » – 1907

 

Le « cuveau des fées », appelé aussi « pierre druidique » est situé à 50 mètres de la source du Madon et à un kilomètre au nord-est de Vioménil, dans la forêt domaniale du ban d’Escles.

Le cuveau des fées à Vioménil (88) dans La Lorraine pittoresque Cuveau-des-fées-Viomenil-150x112Vaste cuveau, à 80 cm de hauteur au dessus du sol, grossièrement creusé en forme d’auge dans le grès bigarré, au sommet d’un versant légèrement incliné au sud. Sa profondeur est de 50 à 60 cm, son diamètre est de 3,10m. Régulièrement arrondi en cul de chaudron à l’intérieur, il forme à l’extérieur un octogone régulier de 1,40 m de côté et de 4 m de diamètre d’angle à angle.

Cette roche, cachée au plus profond des bois, parait avoir été un centre religieux des druides. On raconte, dans le pays, qu’en cet endroit, les druides offraient des sacrifices à leurs divinités et que le tuyau que l’on remarque encore, à la partie inférieure du cuveau, servait d’écoulement au sang des victimes.

D’autres voient là, une œuvre gallo-romaine, destinée à capter la source du Madon. Ils croient que les eaux entraient dans la cuve par le fond et se déversaient naturellement à la surface.

Vioménil et ses hameaux dépendaient autrefois du ban d’Escles, et ce dernier qui était à l’origine une bourgade gauloise, est devenu une station romaine, connue sous le nom d’Esculanum.

Sur les hauteurs, entre Escles et Vioménil, se croisent deux grandes voies romaines. Des débris de construction, trouvés dans la forêt, indiqueraient un fanum (terrain consacré par des paroles religieuses, temple dans l’antiquité romaine) à la jonction de ces voies.

Derrière Raphaël, territoire de Vioménil, perchés sur un rocher, rive gauche du Madon, se trouvent des débris considérables d’une construction appelée Le Chatelet. La tradition dit qu’on y a retrouvé une divinité païenne (égyptienne ou persanne) Teutalès ou Hes, apportée sans doute par les légions de Jules César.

La même tradition place en ces lieux un camp retranché : deux fossés successifs faisant enceinte du côté de la plaine, font croire à une fortification. Les monnaies de César et de Vespasien ne sont pas rares au pays. On en trouve encore quelques fois en labourant le sol. Plusieurs débris de monuments découverts lors de fouilles sont au musée d’Epinal.

 

 

 

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