Comment naquit l’amanite

Amanites phalloïdes

D’après « Légendes et contes lorrains d’autrefois »

Il y a bien longtemps, au cœur d’une forêt profonde de Lorraine, s’élevait un magnifique château. La châtelaine était une dame d’une merveilleuse beauté et elle vivait dans une grande richesse, servie par une nombreuse domesticité.

Tout le monde ignorait qu’elle était fée. En tant que telle, elle ne pouvait, à son grand regret, prendre mari. Elle en conçut une jalousie féroce à l’égard de ses sœurs humaines et une horrible vengeance fermenta dans son cœur.

Lorsqu’un chevalier égaré dans les bois touffus se présentait au château pour y quêter l’hospitalité, elle le recevait avec tous les honneurs dus à son rang. Elle lui offrait un somptueux banquet. Des mets délicieux et rares circulaient dans de la vaisselle d’or et les vins les plus capiteux resplendissaient comme des ribis dans des coupes de cristal de roche.

A la fin du repas, alors que le chevalier, ébloui par tant de luxe et de beauté, se précipitait aux genoux de la dame, elle lui présentait une dernière coupe dans laquelle elle avait versé un poison violent, fruit de sa machiavélique industrie.

Alors, avec un sinistre éclat de rire, la belle laissait le chevalier expirer à ses pieds dans d’atroces souffrances.

Un jour, le fils du roi se présenta au château. Il y subit le funeste sort de ses infortunés prédécesseurs.

Cette affaire s’ébruita et parvint aux oreilles de la reine des fées. Celle-ci se fâcha tout rouge et, pour punir la criminelle, la métamorphosa, d’un coup de baguette magique, en champignon.

Et ce champignon continue à distiller le poison implacable inventé par la cruelle fée. Voilà pourquoi, à l’ombre des grands bois, vivent les belles et sinistres amanites phalloïdes.


Archive pour juin, 2011

La foire de la loue

Blason Rambervillers 

D’après « Itinéraire général de la France : Vosges et Ardennes » – Année 1868

Parmi les foires de Rambervillers, nous mentionnerons tout spécialement celle qui a lieu le 26 décembre de chaque année, sous le nom de foire de la loue. Elle est exclusivement consacrée à l’engagement des domestiques des deux sexes, surtout pour les exploitations rurales.

Cette foire aux domestiques, reste des traditions de servage d’un autre temps, remonte à une époque fort reculée et existe non-seulement à Rambervillers, mais dans plusieurs autres localités des Vosges et de l’Alsace.

Le jour de la foire, tous les serviteurs ruraux, garçons et filles de ferme, bergers, etc., qui n’ont pas d’engagement, se réunissent sur la place du Marché pour offrir leurs services aux cultivateurs. Ceux-ci les passent en revue, les examinent, les interrogent. On débat le taux des gages et l’on conclut le traité.

Les « Nids des Vosges » de Champdray (88)

Nids des Vosges

 

Que diriez-vous de passer une nuit à plusieurs mètres de hauteur ? Cela vous tente ?

Alors n’hésitez plus, ça se passe dans la forêt du village de Chamdray, à 9 kilomètres de Gérardmer.

 

Les Nids des Vosges sont six cabanes de charme, de haute qualité environnementale, espacées et perchées dans des arbres, à quelques mètres de hauteur, juste assez pour laisser ses soucis sur terre et se sentir dans un autre monde.

Entièrement équipées avec sanitaires, coin-cuisine, chauffage, isolation écologique. Au milieu des arbres, les Nids des Vosges vont feront vivre une expérience extraordinaire.

Vous pourrez aussi profiter du sauna ou du bain finlandais à la Maison Blanche (ancienne ferme vosgienne rénovée) !

 

Pour vous donner un avant goût de ce qui vous attend, regardez ce reportage de France3 Lorraine.

Pour plus de renseignements, c’est ici : description des « nids », réservation, tarif, etc…

 

Localisation

Le lac de la Maix

Lac de la MaixProcession au lac de la Maix

 

D’après « Légendes et contes lorrains d’autrefois »

Autrefois, le lac de Maix n’existait pas, et à son emplacement actuel s’élevait une chapelle et un ermitage.

Tous les ans, le dimanche de la Fête-Dieu, on venait en pèlerinage. On y accourait de Senones, de Saint-Dié, de Baccarat, et même de la plaine d’Alsace.

Après messe et cantiques, les pèlerins se détendaient en mangeant un morceau et en buvant un verre de vin avant de prendre le chemin du retour.

Mais peu à peu, offices et prières diminuèrent, tandis que les réjouissances augmentaient. Bientôt, on y vint surtout pour boire et manger, et même pour s’amuser. Si bien que les moines eux-mêmes négligeaient leur service et, en compagnie des faux pèlerins, passaient la plus grande partie de la journée en ripailles et beuveries. On y dansait aussi au son de la vielle et du violon.

Une fois, la cloche de la chapelle eut beau sonner l’office, son tintement argentin ne couvrit pas les bruits de la fête. Personne ne l’entendit … ou ne voulut l’entendre. Dansez, dansez mes amis … Vous ne danserez mie longtemps … Seul un vieux moine monta à l’autel, suivi d’un unique enfant de chœur.

C’est alors que s’abattit sur le peuple en ribote, la colère du Très-Haut. Au moment où le vieux prêtre élevait l’hostie, la terre s’entrouvit dans un grondement du tonnerre et engloutit toute la joyeuse compagnie, avec chapelle et ermitage. Les eaux se précipitèrent avec fureur dans l’immense gouffre, et les danseurs furent changés en poissons.

Voilà comment se forma le lac de la Maix.

Le jour de la Fête-Dieu, si vous vous promenez sur ses rives au moment de l’élévation, vous entendrez, venant du fond des eaux, un tintement très doux. C’est la petite cloche de l’ancienne chapelle qui prie pour les âmes englouties.

Le ru du bâton

Gélines

 

D’après un article paru dans la revue « L’Austrasie » de 1838

Parmi les lourdes charges que la féodalité avait imposées à nos contrées, nous signalerons le ru ou tour du bâton.

C’était le droit concédé à certains seigneurs d’approvisionner leurs tables pendant la tenue des plaids annaux, aux dépens de la gent volatile de leurs sujets, impitoyablement assommée à coups de bâton 48 heures durant.

Les chartes d’affranchissement de Mirecourt, de Tantimont et de Girancourt témoignent de cette exaction féodale, qui ne différait guère que de nom du droit de prise que le sage roi Charles V, supprima par édit de 1367.

Nous lisons dans la charte d’affranchissement de Mirecourt (1234) que « si le seigneur ou ses envoyés ne trouvent pas de gélines (poules) à acheter à leur arrivée au dict Mirecourt, ils polront en faire tuer en payant pour chacune d’elles 2 deniers tollois » (environ 57centimes de notre monnaie).

Celle de Tantimont nous apprend que « quand le voué vient chez le maire, le maire lui doit pain et avoine pour son cheval, et que s’il plaît au voué, il peut jeter le bâton aux gelines, en payant 4 deniers tollois pour le chapon, 3 pour la geline, et 2 deniers et demi pour le poussin ».

La charte de Girancourt s’exprime en ces termes : « Les dicts seigneurs (le chancelier du chapitre de Remiremont et le sire de Vauvillars) doivent estre servis de deux vins vermeil et blanc, de deux parts (espèces) de chars (viandes) de feu sans fumiere (fumée) et illuminés de chandoilles de xeu (suif) et de cire. En oultre, la provéance (provision) du plait (plaids) doit estre conduite depuis la veille, enfermée dans une chambre dont le chancellier doibt rendre la clef aux serviteurs de messire de Vauvillars, et si la char estoit faillie (manquait), les serviteurs du dit sire de Vauvillars ont le ru du baston sur les gelines par 6 deniers payant par chaque geline ».

Nous trouvons encore une autre preuve de ce droit onéreux, la désolation des ménagères lorraines, dans le rachat qui en fut fait, le 30 décembre 1482, des sires de Neufchâtel, de Thuillière, de Montjoie, de Lessey et de Savigny par les bonnes gens du ban de Crévi (canton de Lunéville).

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