La fée Bambinette

FéeCoffre au trésor

 

Dans la forêt de Gonvaux, entre Pange et Berlize, il y avait une belle fée, appelée la fée Bambinette. Elle était fort aimable et savait rembourser au centuple les services qu’on lui rendait.

Une fois, un jeune pâtre entendit des cris d’effroi dans le bois proche. Il se précipita courageusement sous les frondaisons et trouva la fée Bambinette aux prises avec le génie Noireau, une affreuse créature accointée avec les esprits infernaux.

Le garçon s’interposa : « Je te somme, esprit malfaisant, de lâcher immédiatement la bonne fée ! ».
Le génie émit un ricanement de mépris : « Au nom de qui me sommes-tu, morveux ? ».
« Au nom du Seigneur, et de la sainte Croix sur laquelle il mourut ». Et il fit un large signe de croix. Le génie poussa alors un hurlement terrible et s’enfuit.

La fée Bambinette ne savait pas comment remercier le pâtre.
« Tu viens de me sauver d’un sort épouvantable. Que puis-je faire pour toi ? ».
« Hélas, pas grand-chose, bonne fée, ce que je désire n’est pas possible. J’aime éperdument Isabelle, la fille de mon maître, le riche fermier Godehaux. Mais comme je ne possède rien, jamais il ne me la donnera en mariage. J’en mourrai très certainement ».
« Ce n’est que cela ? Suis-moi et tu verras… ».

Ils marchèrent un bon moment sous les ramures et s’arrêtèrent devant une caverne, à l’entrée de laquelle veillaient deux affreux génies.

« Votre maître, le génie Noireau, est vaincu et a disparu. Allez-vous-en d’ici et laissez-moi reprendre mes trésors ».

La fée ne mentait jamais, les deux horribles créatures le savaient. Aussi décampèrent-elles sur-le-champ.

La caverne renfermait plusieurs gros coffres bardés de fer. La fée en ouvrit un, empli d’or et de pierreries.
« Ceci est à toi. Va trouver ton maître et demande-lui la main d’Isabelle. Par la vertu de ma baguette magique, je transporterai au bon moment le coffre chez lui. Mais toi seul pourra l’ouvrir ».

Le pâtre, émerveillé, se rendit chez maître Godehaux. Toute la famille se trouvait attablée pour le souper. Prenant son courage à deux mains, le garçon demanda la main de sa demoiselle.

Le maître faillit s’étrangler de stupeur et d’indignation. Dès qu’il put reprendre sa respiration : « Comment, toi, le dernier de mes domestiques, tu oses prétendre… ».
« Oui, Maître, je suis pour lors, plus riche que vous. Regardez… »

Et il montra le coffre qui venait d’apparaitre dans la salle. Le fermier se leva et essaya de l’ouvrir. Il n’y parvint point.

Alors le pâtre s’approcha, souleva le couvercle et plongea ses mains dans un ruissellement de pièces d’or et de pierres précieuses. Un véritable émerveillement !

Ensuite, le garçon conta son aventure…

« Fort bien, mon garçon, puisque notre fille semble pleine de consentement, embrasse-moi, embrasse la maîtresse et embrasse la fiancée !… ».

Les jeunes gens se marièrent et connurent beaucoup de bonheur. Avec leur argent, ils firent grand bien autour d’eux en rendant grâce à la bonne fée Bambinette.

 


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