Les moines de l’étang de Lindre

Moines de l'etang de Lindre

D’après « Légendes et contes lorrains d’autrefois »

Un soir d’automne, un bûcheron, la cognée sur l’épaule, regagnait son logis en longeant la rive de l’étang de Lindre.

Il fit une halte un instant devant une rustique croix de boix. C’est alors qu’il entendit un étrange chœur, psalmodiant l’air du Dies irae.

Il se retourna : la brume, déchirée en longs voiles, flottait sur les eaux sombres. Les voix se rapprochaient, et la silhouette d’un moine émergea de l’étang. Un deuxième moine apparut, suivi d’un troisième, d’un quatrième et de plusieurs autres.

L’homme, terrorisé, ne bougeait mie.

La longue file des moines passa, capuchon baissé sur le visage, psalmodiant toujours le funèbre cantique, dans lequel le témoin crut comprendre ces paroles : « Nous sommes les moines de l’étang… ». Et puis les fantômes s’effacèrent dans le noir de la forêt.

Le bûcheron rentra chez lui. Ruminant la chose, il pensa avoir rêvé, si bien que le lendemain soir, il résolut de retourner sur le lieu de sa vision.

La cognée sur l’épaule, il partit dans la nuit tombante. Mais nul ne le revit.

Plus tard, bien plus tard, des pêcheurs ramenèrent dans leur filet, le cadavre du malheureux, vêtu d’une bure de moine.


Archive pour 6 mai, 2011

Les moines de l’étang de Lindre

Moines de l'etang de Lindre

D’après « Légendes et contes lorrains d’autrefois »

Un soir d’automne, un bûcheron, la cognée sur l’épaule, regagnait son logis en longeant la rive de l’étang de Lindre.

Il fit une halte un instant devant une rustique croix de boix. C’est alors qu’il entendit un étrange chœur, psalmodiant l’air du Dies irae.

Il se retourna : la brume, déchirée en longs voiles, flottait sur les eaux sombres. Les voix se rapprochaient, et la silhouette d’un moine émergea de l’étang. Un deuxième moine apparut, suivi d’un troisième, d’un quatrième et de plusieurs autres.

L’homme, terrorisé, ne bougeait mie.

La longue file des moines passa, capuchon baissé sur le visage, psalmodiant toujours le funèbre cantique, dans lequel le témoin crut comprendre ces paroles : « Nous sommes les moines de l’étang… ». Et puis les fantômes s’effacèrent dans le noir de la forêt.

Le bûcheron rentra chez lui. Ruminant la chose, il pensa avoir rêvé, si bien que le lendemain soir, il résolut de retourner sur le lieu de sa vision.

La cognée sur l’épaule, il partit dans la nuit tombante. Mais nul ne le revit.

Plus tard, bien plus tard, des pêcheurs ramenèrent dans leur filet, le cadavre du malheureux, vêtu d’une bure de moine.

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