Les ruines du château de Mousson (54)

Blason Pont-à-MoussonRuines du château de MoussonRuines du château de MoussonCarte château de Mousson

D’après « L’histoire des villes de France » – Aristide Guilbert – 1845

Au sommet de la montagne de Mousson, couronnée de nos jours par les ruines imposantes de la forteresse du moyen âge, se trouvaient jadis un château-fort, un village, une église paroissiale et une chapelle castrale.

Le château date sans aucun doute d’une très-haute antiquité : les débris romains qu’on y a retrouvés, à diverses époques, ont fait penser qu’une station fortifiée avait existé sur ce point, et, de conjectures en conjectures, on est venu à prétendre que le nom latin Monsio n’était qu’une abréviation du nom primitif Mons Jovis.

Dès le XIe siècle, le château de Mousson joue un rôle important dans l’histoire du pays. A Louis de Montbéliard succède Thierry II, qui reporte le titre de comte de Mousson dans la maison de Bar, d’où il était sorti par le mariage de Louis avec Sophie, fille de Frédéric II.

En 1113, l’empereur Henri V, ayant fait prisonnier le comte Renaud Ier, successeur de Thierry, vint assiéger le château de Mousson. La comtesse Gillette, fille du comte Sigfrid de Briey, y était enfermée. Elle résista bravement aux efforts des troupes impériales. Henri V fit alors planter une potence devant le château et menaça la comtesse de faire pendre son mari si elle ne rendait la place. Dans la nuit même, Gillette accoucha d’un fils, depuis le comte Hugues, et le lendemain elle fit dire à l’empereur qu’il y avait un nouveau comte de Bar, et qu’il fit de l’ancien ce qu’il voudrait. Le monarque, furieux, allait faire pendre le comte Renaud, mais tous les seigneurs qui l’accompagnaient intercédèrent si bien pour le prisonnier, qu’il eut la vie sauve.

En 1492, un accident mit le feu au magasin à poudre du château de Mousson, qui fut presque entièrement brûlé. On le rétablit, et en 1567, il donna asile au prince de Condé et à l’amiral de Coligni. Il subit enfin le sort de toutes les places fortes de la Lorraine et fut démoli par les Français, en 1670.


Archive pour 7 décembre, 2010

Les ruines du château de Mousson (54)

Blason Pont-à-MoussonRuines du château de MoussonRuines du château de MoussonCarte château de Mousson

D’après « L’histoire des villes de France » – Aristide Guilbert – 1845

Au sommet de la montagne de Mousson, couronnée de nos jours par les ruines imposantes de la forteresse du moyen âge, se trouvaient jadis un château-fort, un village, une église paroissiale et une chapelle castrale.

Le château date sans aucun doute d’une très-haute antiquité : les débris romains qu’on y a retrouvés, à diverses époques, ont fait penser qu’une station fortifiée avait existé sur ce point, et, de conjectures en conjectures, on est venu à prétendre que le nom latin Monsio n’était qu’une abréviation du nom primitif Mons Jovis.

Dès le XIe siècle, le château de Mousson joue un rôle important dans l’histoire du pays. A Louis de Montbéliard succède Thierry II, qui reporte le titre de comte de Mousson dans la maison de Bar, d’où il était sorti par le mariage de Louis avec Sophie, fille de Frédéric II.

En 1113, l’empereur Henri V, ayant fait prisonnier le comte Renaud Ier, successeur de Thierry, vint assiéger le château de Mousson. La comtesse Gillette, fille du comte Sigfrid de Briey, y était enfermée. Elle résista bravement aux efforts des troupes impériales. Henri V fit alors planter une potence devant le château et menaça la comtesse de faire pendre son mari si elle ne rendait la place. Dans la nuit même, Gillette accoucha d’un fils, depuis le comte Hugues, et le lendemain elle fit dire à l’empereur qu’il y avait un nouveau comte de Bar, et qu’il fit de l’ancien ce qu’il voudrait. Le monarque, furieux, allait faire pendre le comte Renaud, mais tous les seigneurs qui l’accompagnaient intercédèrent si bien pour le prisonnier, qu’il eut la vie sauve.

En 1492, un accident mit le feu au magasin à poudre du château de Mousson, qui fut presque entièrement brûlé. On le rétablit, et en 1567, il donna asile au prince de Condé et à l’amiral de Coligni. Il subit enfin le sort de toutes les places fortes de la Lorraine et fut démoli par les Français, en 1670.

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