René d’Anjou

 

 

D’après la monographie « Recherches sur les monnaies des comtes et ducs de Bar »
de Louis Félicien Joseph Caignart de Saulcy – Publication 1843

René, comte de Guise, était fils de Louis II, duc d’Anjou et roi de Naples, et d’Yolande, fille d’Yolande de Bar et de Jean, roi d’Aragon. La cession que son grand-oncle, le cardinal Louis, lui fit du duché de Bar, eut lieu en faveur du mariage de ce jeune prince avec Isabelle, fille aînée de Charles, duc de Lorraine, mariage qui devait un jour réunir les deux couronnes ducales sur la tête de René, et éteindre pour longtemps les fatales dissensions qui, depuis des siècles, avaient divisé et ensanglanté les deux pays.

A peine cette cession fut-elle connue, qu’Adolfe, duc de Gueldre, réclama au nom d’Yolande, sa femme, sœur du cardinal Louis, et prit les armes pour soutenir ses réclamations. D’abord les chances de la guerre lui furent favorables, mais bientôt la fortune l’abandonna. Il fut fait prisonnier et jeté dans une prison, d’où il ne sortit que deux années plus tard, après avoir juré de se désister de toutes ses prétentions, et de payer une rançon de 16 000 florins d’or.

René ne fut reconnu et ne gouverna par lui-même le duché de Bar qu’après la mort du cardinal Louis. Un an plus tard, en 1431, il était souverain de Bar et de Lorraine, par suite de la mort de son beau-père le duc Charles.

A partir de ce moment, les deux États furent confondus en un seul, et les successeurs de René d’Anjou furent, à la fois, ducs de Lorraine et de Bar. 


Archive pour 15 novembre, 2010

Louis, Cardinal (1415 – 1419)

 

 

D’après la monographie « Recherches sur les monnaies des comtes et ducs de Bar »
de Louis Félicien Joseph Caignart de Saulcy – Publication 1843

En 1415, Louis de Bar était cardinal-évêque de Châlons-sur-Marne, lorsque la mort de son frère mit la couronne ducale sur sa tête. Aussitôt sa tante Yolande, reine d’Aragon, revendiqua le duché de Bar, comme lui revenant faute d’héritiers aptes à gouverner, et elle porta sa requête devant le parlement de France.

Alors le cardinal Louis, se voyant menacé de perdre son procès, prit le parti de céder son duché à son petit-neveu, René d’Anjou. Cette cession eut lieu le 13 août 1419. Dans la même année, Louis passa à l’évêché de Verdun qu’il ne quitta plus. Il mourut à Varennes le 23 juin 1430. 

Édouard III (1411 -1415)

 

 

D’après la monographie « Recherches sur les monnaies des comtes et ducs de Bar »
de Louis Félicien Joseph Caignart de Saulcy – Publication 1843

Henri, fils aîné de Robert, était marié et déjà père, lorsqu’il périt à Nicopolis. Il laissait un fils nommé Robert, auquel le duché de Bar devait échoir par succession directe. Mais le duc Robert, dans son testament, déclara qu’il entendait que sa couronne fût transmise à son fils Édouard, marquis de Pont-à-Mousson.

En 1408, ce jeune prince s’était vaillamment comporté à la bataille d’Othey, et il avait prêté une vigoureuse assistance à l’évêque de Liége, contre ses sujets révoltés.

En 1412, il fit une incursion sur les terres du duc de Lorraine, et en fut promptement repoussé avec perte.

Le 21 avril 1413, le duc Édouard, qui se trouvait à Paris, fut arrêté par les Cabochiens (*) qui l’enfermèrent au Louvre. Dans le mois d’août qui suivit, le dauphin lui fit rendre la liberté.

(*) Mouvement réformateur, issu d’un long processus de mécontentement contre les abus de l’administration, les appétits financiers de l’entourage royal et les excès de la cour de Charles VI et de ses proches.

Le 25 octobre 1415, le duc de Bar et Jean son frère, furent tués à Azincourt. Édouard avait épousé Blanche de Navarre, dont il n’eut point d’enfants. 

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