Les madeleines de Commercy

Madeleines de Commercy

 

Il était une fois… une réception en 1755, dans un château du Duc de Lorraine Stanislas. Au cours du repas, le majordome apprend que le patissier du Duc est absent, mais un repas sans dessert ne peut se concevoir !!!

Alors, on s’affaire à l’office, pendant que la société s’amuse de jeux, de récits, se divertit du nain Ferry qui sort d’un pâté géant.

Et voici le dessert. On apporte aux invités des gâteaux d’une forme originale, dorés, et fondants… Une merveille !

Ravi, Stanislas fait venir l’auteur de ce miracle. On lui présente une jeune et jolie servante, rose de confusion et les mains encore blanches de farine…

- « Comment s’appelle ce chef-d’oeuvre ? »
- « Il n’a pas de nom, sire. C’est ce que l’on fait chez moi, à Commercy, les jours de fête ».
- « Et quel est ton nom ? »
- « Madeleine »
- « Eh bien, il s’appellera comme toi : Madeleine de Commercy ».

Des cuisines ducales, la madeleine passe aux salons de Versailles. Fille de Stanislas, Marie Leszczynska, reine de France, la fait servir à ses hôtes.

Puis en 1852, Louis Napoléon inaugure la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg. A Commercy, la suite impériale rejoint le nouvel « hôtel de Paris » pour une petite collation, où trônent les madeleines produites par le pâtissier de la maison.

Ce train permettra à Anne Marie Caussin, de rejoindre la capitale. Elle deviendra madame de Cassin avant d’épouser le marquis de Carcano. Coqueluche du Tout-Paris, elle tiendra salon dans son hôtel particulier, où elle fera servir les madeleines ramenées pour elle chaque soir par le dernier train venu de Commercy.

Et voilà ! Ces petites patisseries en forme de cloches, ou de coquillages selon certains, que tous les enfants connaissent, sont originaires de Lorraine !

Adresses :

A la cloche lorraine   5, rue Charles de Gaulle 55200 COMMERCY
- La boite à madeleines   ZAE La Louvière 55200 COMMERCY

 

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