Édouard Ier (1302 – 1337)

 

 

D’après la monographie « Recherches sur les monnaies des comtes et ducs de Bar »
de Louis Félicien Joseph Caignart de Saulcy – Publication 1843

Ce prince était encore en bas âge lorsqu’il succéda à son père, sous la tutelle de Jean de Puisaye, son oncle.

Le 6 novembre 1309, combattant pour son oncle Renant, évêque de Metz, contre Thibaut, duc de Lorraine, il fut pris devant Frouart. Il demeura entre les mains du duc de Lorraine jusqu’au 21 juin 1314. C’est avec l’aide de la médiation du roi de Navarre qu’il parvint à traiter de sa rançon. Pour racheter sa liberté et celle de ses compagnons de captivité, il s’engagea à payer une somme de 80 000 livres.

En 1328, il suivit Philippe de Valois à la bataille de Cassel. En 1337, il s’embarqua pour aller tenter la conquête d’Athènes sur les musulmans qui s’en étaient récemment emparés. Les vents contraires le jetèrent en Chypre, et il mourut à Famagouste.

Il avait épousé Marie, fille de Robert II, duc de Bourgogne, et petite-fille de saint Louis. Il en eut le fils qui lui succéda. 


Archive pour 11 novembre, 2010

Thibaut II (1240 – 1297)

 

 

D’après la monographie « Recherches sur les monnaies des comtes et ducs de Bar »
de Louis Félicien Joseph Caignart de Saulcy – Publication 1843

En 1253, ce prince, s’étant déclaré pour la comtesse Marguerite et son fils Gui de Dampierre, contre Guillaume II, comte de Hollande, vint se ranger sous leur drapeau. Il combattit pour eux à la bataille de West-Kapelle où il perdit un œil, et fut fait prisonnier.

En 1265, il se brouilla avec son beau-frère, Henri, comte de Luxembourg, et la guerre dura pendant trois années consécutives. Le roi Louis IX parvint à les réconcilier en 1268.

En 1273, Thibaut II se ligua avec le duc de Lorraine, Ferri III, contre Laurent, évêque de Metz, que les confédérés firent prisonnier près de Marsal. L’année suivante, le pape Grégoire X, venu au concile de Lyon, fit cesser ce démêlé.

En 1292, Thibaut acquit Longwy de Ferri III. Il mourut en 1296 ou 1297.

Il fut marié deux fois :
- avec Jeanne de Flandre, fille de Marguerite et de Guillaume de Dampierre
- avec Jeanne de Toci, dont il eut le fils qui lui succéda.

Ce fut Thibaut II qui commença la ville neuve de Pont-à-Mousson, placée sur la rive gauche de la Moselle, et qui, en 1260, fonda dans cette ville la collégiale de Sainte-Croix.

Henri III (1297 – 1302)

 

 

D’après la monographie « Recherches sur les monnaies des comtes et ducs de Bar »
de Louis Félicien Joseph Caignart de Saulcy – Publication 1843

Ce prince, qui avait épousé la fille d’Édouard Ier, roi d’Angleterre, se déclara pour lui dès son avènement, et le servit chaudement contre le roi de France.

En 1297, Henri envahit la Champagne, sur laquelle il élevait des prétentions contre Jeanne, femme du roi Philippe le Bel. Cette princesse marcha à sa rencontre avec Gaucher de Châtillon, connétable de Champagne. Une bataille était inévitable. Elle eut lieu à Beaulieu en Argonne, et Henri de Bar fut battu.

Il fut fait prisonnier dans le combat, et ce ne fut que le 3 juin 1300 qu’il recouvra sa liberté, en contractant avec le roi de France, un traité par lequel il consentait à lui rendre hommage pour le comté de Bar, sa châtellenie, et tout ce qu’il tenait en franc-alleu par deçà la Meuse.

De ce traité, vint la distinction établie entre le Barrois mouvant et le Barrois non mouvant. Dès que ce traité fut connu, la noblesse du Barrois protesta contre sa teneur, prétendant que le comte n’avait pas le droit d’aliéner sa souveraineté.

En 1301, aux fêtes de Pâques, Henri III s’embarqua pour aller au secours du royaume de Chypre. L’année suivante, il revenait en France, lorsqu’une maladie aiguë l’arrêta à Naples, où il mourut.

C’est en septembre 1293, qu’Henri avait épousé Bristol Aliénor, fille d’Edouard Ier, roi d’Angleterre. Il en eut son fils et successeur Édouard, et une fille, prénommée Jeanne, qui épousa le comte de Sussex.

Henri II (1214 – 1240)

 

 

D’après la monographie « Recherches sur les monnaies des comtes et ducs de Bar »
de Louis Félicien Joseph Caignart de Saulcy – Publication 1843

Le 27 juillet 1214, c’est-à-dire bien peu de mois après son avènement, Henri de Bar combattit comme un lion à la bataille de Bouvines. Peu s’en fallut qu’il ne fît prisonnier Otton, qu’il avait saisi par le cou dans la mêlée. L’empereur ne dut sa délivrance qu’à un écart de son cheval.

En 1218, le comte de Bar fit fortifier le château de Foug, construit avec les ruines de l’antique résidence royale de Savonnières.

Il était de la destinée des princes de Lorraine et de Bar d’avoir des démêlés perpétuels, et Henri suivit l’exemple de son père. Il eut guerre avec son neveu Matthieu II, duc de Lorraine, et ne fit la paix qu’en 1220.

Ayant pris part à la guerre qui s’était allumée entre Otton II, comte de Bourgogne, et Jean de Châlons que soutenait Henri de Vienne, Henri de Bar fut fait prisonnier, en décembre 1225. Il se racheta pour 16 000 livres, à la Pentecôte qui suivit.

Les savants auteurs de « l’Art de vérifier les dates » ont, avec toute apparence de raison, rejeté la réalité d’un fait avancé par une chronique en vers du XIIIe siècle (rapportée par Lebœuf, Dissertation sur l’histoire de Paris).

Suivant cette chronique, Henri de Bar aurait succombé, en 1228, dans la guerre faite à Thibaut, comte de Champagne, par les barons français. Leurs raisons pour ne pas admettre cette assertion sont bonnes et nombreuses.

Ainsi l’on sait :
- que le comte de Bar eut de nouveaux démêlés avec Matthieu II, en 1229, et qu’une trêve fut conclue entre eux, au mois d’août de cette même année
- que le duc de Lorraine et le comte de Bar s’allièrent, en 1231, pour soutenir Jean d’Apremont contre les Messins révoltés.

Pendant le siège de Metz, le comte de Bar quitta furtivement le camp des assiégeants, et vint fondre sur la Lorraine. Aussitôt le duc Matthieu II brûla Pont-à-Mousson par représailles, et quelques jours après, il mit le siège devant le château de Foug.

Henri accourut au secours de ses sujets, défit l’armée de son neveu, et après avoir chassé celui-ci du pied des murailles de Foug, le bloqua dans Gondreville. Il fallut la médiation du duc de Bourgogne pour rétablir la paix, qui fut conclue à Melun, en août 1233.

En 1239, Henri de Bar prit la croix, et partit pour la terre sainte avec le duc de Bourgogne et le roi de Navarre. Le 15 novembre 1240, il reçut près de Gaza une blessure, des suites de laquelle il mourut peu de jours après.

Henri avait épousé Philippine, fille de Robert II, comte de Dreux. Il en eut Thibaut II, qui lui succéda au comté de Bar.

En 1229, ce prince avait fondé avec sa femme, l’abbaye des filles de Saint-Hoïlde. En 1239, il fonda la maison des Trinitaires, dans la ville de la Marche en Barrois.

Enfin, ce fut lui qui bâtit une ville à droite de la Moselle, et au pied de la montagne de Mousson. C’est ce que l’on nomme aujourd’hui la ville haute de Pont-à-Mousson.

Henri Ier (1170 – 1191) puis Thibaut Ier (1191 – 1214)

 

D’après la monographie « Recherches sur les monnaies des comtes et ducs de Bar »
de Louis Félicien Joseph Caignart de Saulcy – Publication 1843

Henri Ier (1170 – 1191)

Ce prince était en bas âge lorsqu’en 1170, il hérita du comté de Bar, sous la tutelle de sa mère, Agnès de Champagne. L’évêque de Verdun lui ayant retiré l’administration du comté de Verdun, sa mère le poussa à recourir aux armes pour soutenir ses prétentions.

Le jeune prince obéit, et fut aussitôt excommunié. Sa réconciliation avec le prélat n’eut lieu qu’en 1179.

Six ans plus tard, Henri partit pour la terre sainte avec le roi Philippe-Auguste, et, en 1191, il mourut au siége d’Acre, ne laissant d’autre héritier de ses États que son frère puîné.

Thibaut Ier (1191 – 1214)

En 1190, Thibaut, déjà veuf de deux femmes, épousa Ermentrude, fille de Henri l’Aveugle, comte de Namur et de Luxembourg. Cette princesse était alors âgée de sept ou huit ans seulement.

En contractant cette alliance, Henri l’Aveugle, n’avait d’autre but, que de se ménager un puissant appui contre les prétentions que le comte de Hainaut élevait sur les deux comtés de Namur et de Luxembourg.

Thibaut déclara donc la guerre à l’agresseur de son beau-père, et se fit battre, le 1er août 1194, à Neuville, près Namur. Le 29 juillet 1199, la paix fut conclue entre les parties belligérantes.

En 1207, le duc de Lorraine Henri II, déclara la guerre au comte de Bar, qui, après des chances diverses, réussit à le faire prisonnier, le 3 février 1208. La captivité du duc dura sept mois, et il ne put recouvrer sa liberté qu’en se laissant imposer des conditions fort dures.

En 1211, Thibaut et son fils aîné prirent la croix pour aller combattre les Albigeois.

Trois ans après, le 2 février 1214, il mourut et fut enterré à Saint-Mihiel, à côté de son père.

Nous avons vu que Thibaut Ier fut marié trois fois :
-
avec Lorrette, fille de Louis, comte de Los, dont il eut Agnès, femme du duc de Lorraine, Ferri II
-
avec Isabelle, fille de Gui, comte de Bar-sur-Seine, dont il eut un fils qui lui succéda
-
avec Ermentrude, dont il eut Isabelle, qui devint femme de Waleran de Luxembourg.

En 1197, Thibaut avait fondé la collégiale de Ligny, et, en 1204, il réunissait le Clermontois au Barrois, après avoir pris le château de Clermont. 

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